Amnistie pour les lycéens?

Publié le par Gabrielle

A une question du député Georges Hage ( Député-e-s Communistes et Républicains - Nord ) posée le 14 juin dernier à l'Assemblée nationale, relative aux violences policières lors des interpellations de lycées (manifestant contre la Loi Fillon), le ministre de l'Intérieur a répondu le 4 octobre par ces mots: "A l'occasion du mouvement d'action des lycéens, qui a engendré de nombreuses manifestations de voie publique, le ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire a toujours eu le souci de garder à l'esprit les risques liés à la présence, dans les cortèges, d'une population manifestante jeune et inexpérimentée. L'ensemble des forces de sécurité engagées a constamment été sensibilisé à cet état de fait. Les interventions ont toujours été menées dans le strict respect de la loi. Le 31 mars 2005, le lycéen cité dans la question écrite a proféré à plusieurs reprises des insultes puis craché en direction des fonctionnaires de police. Face à un individu qui se débattait et qui portait des coups désordonnés, son interpellation pour outrage à dépositaire de l'autorité publique s'est déroulée en employant la force nécessaire. Cette personne a été condamnée, le 1er juin, à une peine de 5 mois d'emprisonnement avec sursis et au versement de 500 euros de dommages et intérêts à la suite de plaintes déposées contre elle, par les proviseurs d'établissements parisiens, pour dégradations et effractions. Par ailleurs, l'intervention, le 31 mai 2005, des forces de l'ordre dans l'enceinte du palais de justice a eu lieu sur demande du président de la chambre d'audience. En effet, dès le début de la matinée des incidents avaient éclatés lorsque certains manifestants, venus soutenir deux des leurs, n'avaient pu pénétrer dans la salle d'audience. A 11 h 15, de nouveaux incidents (notamment bris d'une vitre de porte) ont conduit à ce que l'évacuation de la salle soit demandée par le président de séance. Cette opération a été menée par les gardes républicains du palais de justice dont le professionnalisme ne peut être mis en cause."
Georges Hage demandait des comptes sur les brutalités dont s'étaient plaint les lycéens interpellés mais aussi des avocats, ainsi que des lycéens venus soutenir leurs camarades au tribunal.

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Publié dans Divers

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