Identité professionnelle du CPE

Publié le par Gabrielle

Je commence par cette boutade d’un collègue (merci Jean-Marie !) : CPE ? C’est Pas Evident !

Ce n’est pas évident pour plusieurs raisons. Tout d’abord, un métier qu’on annonce par un sigle n’est pas fait pour être bien connu et reconnu. Métier encore relativement neuf, il n’évoque rien de précis pour les aînés. D’ailleurs, quand je me suis présentée à Roger Becuwe, l’ancien déporté venu témoigner pour la journée de l’Holocauste, après avoir dit " CPE ", j’ai rectifié, devant son air interrogateur, par (qu’on me pardonne !) " surveillante générale ".

Ce sigle ne dit rien non plus à ceux qui ont fait toute leur scolarité dans le privé. Enfin, à l’étranger, ce métier est complètement inconnu. Autant un professeur est professeur et chacun d’avoir sa représentation, autant un " CPE " a une identité professionnelle en perpétuelle construction.

Un élément vient encore compliquer les choses : de la même manière qu’on dit que " la personnalité fait la fonction ", le chef d’établissement en place peut infléchir les méthodes de travail d’un CPE. Dit " interface " ou " catalyseur ", le CPE peine à trouver son identité entre ceux (parfois ses collègues professeurs en tête) qui le classent dans " l’administration " et les multiples tâches quotidiennes, dont l’étendue et l’apparente dilution n’aident pas à se dire " expert en ", de la même façon qu’un enseignant est expert en sa matière. Etre catalyseur ou interface est une belle métaphore, mais si on la considère concrètement…l’identité professionnelle du CPE manque singulièrement d’épaisseur dans ces expressions souvent reprises. Dans un rouage qui tourne bien, voit-on l’huile ou les roues dentées en priorité ?

Pour poursuivre la réflexion, lire la contribution des étudiants de l’IFUM de Tours ainsi que la note d’information de juillet 1996 instruite par la DEP, sur la fonction de CPE.

 

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Publié dans concours CPE

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