Violence à l'école, violence de l'école
Comme dit précédemment (ici), on oppose souvent violence à l’école et violence de l’école. La violence de l’école figure la violence institutionnelle, celle qui impose de rester assis et de travailler, par l’imposition d’une relation de pouvoir. C’est aussi la violence ressentie à travers l’échec scolaire, par un enfant qui, 25h par semaine, s’entend dire qu’il n’est pas " bon " (quand ce n’est pas pire). Adultes, supporterions-nous des propos continuels de cet ordre ? C’est la violence de l’injustice faite à ces enfants des écoles-" ghettos ", dont il paraît difficile, mais pas impossible, de sortir, quand partout, on ne parle que d’égalité des chances et de discrimination positive. Est-il très encourageant pour l’ego d’être celui " à qui on donne le plus, parce qu’il a le moins " ? On trouvera ici le dossier bien pensé d’une expérience courageuse, et mangeuse de temps! du collège Henri Wallon (95) : certains professeurs ont accepté cet exercice délicat qu’est la remise en cause de la pédagogie afin de trouver un remède à la violence.