Lundi de Pentecôte travaillé

Publié le par Gabrielle

Dans un article du 11 janvier 2005, la FCPE fait le point sur la " journée de Solidarité " travaillée du lundi de Pentecôte. Cette date approche à grands pas et dans les rangs des parents comme des syndicats, le mécontentement ou la contestation se font plus pressants.

La FCPE explique que cette journée ne concerne que les salariés et rappelle le texte du ministère de l’Education nationale:
"pour la période allant du 1er juillet 2004 au 30 juin 2005, la journée de solidarité prévue à l’article L-212-16 du code du travail est fixée pour les fonctionnaires et les agents non titulaires (…) placés sous l’autorité du ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche au lundi 16 mai 2005".

La FCPE conclue son article du 11 janvier par un : "Les parents ne devraient donc pas se voir reprocher l’absence de leurs enfants s’ils ne vont pas à l’Ecole ce jour-là. " qui est peut-être un peu " optimiste ".

La PEEP montre un avis moins tranché, même si elle avance un genre de doute : "dès l'instant où ce jour est dit jour de classe par le ministère, les enfants sont tenus d'être présents, […] on peut se poser la question de l'utilité de la présence des enfants, le caractère de cette journée ne concernant que les salariés".

Le Ministre Fillon a tenu des propos maladroits le 23 avril dernier à propos des annonces de grève par les syndicats enseignants :
"Les enseignants qui demandent aux parents d'élèves de ne pas envoyer leurs enfants à l'école le lundi de Pentecôte ne se préoccupent pas de l'intérêt des élèves " Et pour être sûr d’avoir été bien compris, il enfonce le clou : "Ils n'ont pas envie de travailler le lundi de Pentecôte, il faut dire les choses comme elles sont. […] On est dans un pays où tout le monde refuse le moindre effort de solidarité". (propos trouvés sur le site NousVousIls)

Je vous ai réservé pour la fin un extrait du courrier d’une association des catholiques du Val d’Oise adressé à leur député ainsi qu’au Premier ministre. Après avoir expliqué que la Pentecôte appartient aux " très grandes fêtes " (les "très grandes fêtes" regroupant Pâques, Noël et la Pentecôte, autrefois pourvue de 8 jours de célébration : l’Octave de Pentecôte, réduite à une journée par le Concordat) de l’Eglise catholique et qu’elle donne lieu à des pèlerinages importants entre Paris et Chartres, le courrier finit brutalement par :

"Quant à l’Education Nationale, les professeurs ont tellement de jours de congé qu’il faut vraiment manquer d’imagination pour avoir du mal à trouver un jour pour les faire travailler davantage sans sacrifier le Lundi de Pentecôte !"

Bon…je vais aller me détendre un peu !

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Publié dans Divers

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H
Vu de Belgique, cette décision nous parrait assez suréaliste. <br /> <br /> Il semblerait que votre gouvernement a voulu montrer qu'il était apte à aider et à s'occuper les personnes fragilisées après la période de canicule désastreuse en France . <br /> <br /> Il s'agit plus d'une décision relevant du maquillage politique. <br /> <br /> L'anarchie qui est la résultante de cette décision montre qu'il n'est pas impossible que cette décision tombe en désuétude dès l'année prochaine .. Qui vivra verra !<br /> <br /> Enfin quant le politique bricole pour masquer sa responsabilité première, c'est le genre de situation que l'on provoque<br /> <br />
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