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Depuis quelques jours, dans le menu "actu en RSS" de mon autre site viescolaire.org, vous accédez aux derniers articles du site Résistance à la délation, qui rend compte de l'état d'avancement du projet de prévention de la délinquance des mineurs.
Vaste et insaisissable projet qui traîne de tiroirs en commission parlementaire depuis 2003.
En 2003, il s'agissait d'un projet de loi de Nicolas Sarkosy. Vivement critiqué, le projet sera néanmoins suivi de la naissance d'une commission parlementaire, présidée par le député Jacques-Alain Benisti; elle rendra un rapport préliminaire en octobre 2004 à Dominque de Villepin, passé au ministère de l'Intérieur.
Le "rapport Benisti", version 2004, doit être lu, pour entrevoir vers quelle politique de "prévention" la société est menée, entraînant dans sa logique, une remise en cause des modes de fonctionnement de tous les acteurs de l'éducation: travailleurs sociaux, enseignants, professions de santé et... CPE.
Le principe est posé dans l'introduction: "Nous devons sortir de l’ aspect simplement social et caritatif de la prévention pour mettre en place une politique ambitieuse fondée sur une politique d’ intérêt général et de résultats".
Un des moyens de cette politique, "l'échange d'information": "La politique de prévention doit remplir un objectif d’efficacité qui passe par le renforcement des échanges d’information entre les différents acteurs qui entourent les jeunes : les parents, le corps enseignant, les éducateurs, les élus locaux, la police… ."
Et cet échange d'information bouleverse un des piliers de la confiance patiemment tissée entre les travailleurs sociaux, mais pas uniquement eux! et les personnes suivies: le secret professionnel. En effet, le rapport Benisti énonce: " Beaucoup de structures existent et pourraient servir une politique efficace si elles entraient en contact les unes avec les autres, au lieu de vivre chacune indépendamment sans jamais mutualiser ses informations : Il faut redéfinir la notion de secret professionnel et créer une culture du secret partagé."
Le rapport Benisti 2004 est intitulé "sur la prévention de la délinquance", mais il ne traite que des "jeunes", de l'immigration et de la délinquance, dans des relations linéaires de cause à effet qui ont beaucoup choqué les professionnels du secteur.
En page 7 du rapport Benisti, un schéma représente le "parcours déviant" du jeune qui "s'éloigne du "droit chemin" pour s'enfoncer dans la délinquance": le début de la déviance se situe vers 4-6 ans, avec le "comportement indiscipliné".
Selon la commission, il faut donc s'attaquer à la racine du "mal": non pas en réfléchissant et agissant sur les causes socio-éducatives et politiques, mais en "traitant" la déviance pour ce qu'elle est: une maladie.
A méditer (je ne corrige pas les fautes et coquilles du rapport Benisti, dont tout lecteur pourra se rendre compte: un amateurisme dans le style et la syntaxe qui laisse perplexe à ce niveau!): " Bien sûr, si le comportement déviant de l’ enfant n’est pas corrigé suffisamment tôt, alors des mesures plus radicales seront nécessaires, et dans l’ intérêt de l’ intéressé, et dans celui de son environnement proche ou immédiat. Le relais qui devra s’instaurer entre le jeune, le corps enseignant, les parents et les professionnels devra permettre de résoudre les difficultés occasionnées. Un contact direct avec le jeune devra être instauré de gré ou par la contrainte avec une personne formée à cet effet pour le soigner ou lui faire choisir un autre chemin que celui q’ il est entrain de prendre."
Que propose le rapport Benisti pour l'Education nationale? "La nouvelle politique de prévention devra faire travailler tous les intervenants autour de l’ enfant en difficultés afin de l’ aider à les surpasser en créant une structure au
Vaste et insaisissable projet qui traîne de tiroirs en commission parlementaire depuis 2003.
En 2003, il s'agissait d'un projet de loi de Nicolas Sarkosy. Vivement critiqué, le projet sera néanmoins suivi de la naissance d'une commission parlementaire, présidée par le député Jacques-Alain Benisti; elle rendra un rapport préliminaire en octobre 2004 à Dominque de Villepin, passé au ministère de l'Intérieur.
Le "rapport Benisti", version 2004, doit être lu, pour entrevoir vers quelle politique de "prévention" la société est menée, entraînant dans sa logique, une remise en cause des modes de fonctionnement de tous les acteurs de l'éducation: travailleurs sociaux, enseignants, professions de santé et... CPE.
Le principe est posé dans l'introduction: "Nous devons sortir de l’ aspect simplement social et caritatif de la prévention pour mettre en place une politique ambitieuse fondée sur une politique d’ intérêt général et de résultats".
Un des moyens de cette politique, "l'échange d'information": "La politique de prévention doit remplir un objectif d’efficacité qui passe par le renforcement des échanges d’information entre les différents acteurs qui entourent les jeunes : les parents, le corps enseignant, les éducateurs, les élus locaux, la police… ."
Et cet échange d'information bouleverse un des piliers de la confiance patiemment tissée entre les travailleurs sociaux, mais pas uniquement eux! et les personnes suivies: le secret professionnel. En effet, le rapport Benisti énonce: " Beaucoup de structures existent et pourraient servir une politique efficace si elles entraient en contact les unes avec les autres, au lieu de vivre chacune indépendamment sans jamais mutualiser ses informations : Il faut redéfinir la notion de secret professionnel et créer une culture du secret partagé."
Le rapport Benisti 2004 est intitulé "sur la prévention de la délinquance", mais il ne traite que des "jeunes", de l'immigration et de la délinquance, dans des relations linéaires de cause à effet qui ont beaucoup choqué les professionnels du secteur.
En page 7 du rapport Benisti, un schéma représente le "parcours déviant" du jeune qui "s'éloigne du "droit chemin" pour s'enfoncer dans la délinquance": le début de la déviance se situe vers 4-6 ans, avec le "comportement indiscipliné".
Selon la commission, il faut donc s'attaquer à la racine du "mal": non pas en réfléchissant et agissant sur les causes socio-éducatives et politiques, mais en "traitant" la déviance pour ce qu'elle est: une maladie.
A méditer (je ne corrige pas les fautes et coquilles du rapport Benisti, dont tout lecteur pourra se rendre compte: un amateurisme dans le style et la syntaxe qui laisse perplexe à ce niveau!): " Bien sûr, si le comportement déviant de l’ enfant n’est pas corrigé suffisamment tôt, alors des mesures plus radicales seront nécessaires, et dans l’ intérêt de l’ intéressé, et dans celui de son environnement proche ou immédiat. Le relais qui devra s’instaurer entre le jeune, le corps enseignant, les parents et les professionnels devra permettre de résoudre les difficultés occasionnées. Un contact direct avec le jeune devra être instauré de gré ou par la contrainte avec une personne formée à cet effet pour le soigner ou lui faire choisir un autre chemin que celui q’ il est entrain de prendre."
Que propose le rapport Benisti pour l'Education nationale? "La nouvelle politique de prévention devra faire travailler tous les intervenants autour de l’ enfant en difficultés afin de l’ aider à les surpasser en créant une structure au
sein de l’ école mais qui ne soit pas sous la responsabilité de l’ éducation nationale.
Pour ce faire, l’ un des premiers comportements à modifier sera d’arrêter de stigmatiser les enfants en échecs scolaires et leur donner une seconde chance en leur proposant un enseignement à la carte." (je me sens obligée de rappeler que les fautes sont d'origine)
par Gabrielle
publié dans :
Sanctions








