Année scolaire écourtée

Publié le par Gabrielle Lamotte

Tous les ans au mois de juin, l'opinion s'interroge à propos des établissements scolaires fermés de façon prématurée pour cause d'organisation d'examens. Un sénateur a encore interpellé le ministre au mois de juin 2006: la réponse vient d'être publiée au JO.

Question écrite de Patrice GÉLARD (22 juin 2006)
M. Patrice Gélard attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les conditions m

atérielles des examens dans l’enseignement secondaire. En effet, de plus en plus de parents d’élèves, de professeurs et même d’élèves se plaignent que la réquisition de leurs bâtiments scolaires en tant que centres d’examens les empêche de terminer leur trimestre et donc leur année dans des conditions normales. Ainsi, de nombreux élèves de seconde et de première se retrouvent en « vacances prématurées » parfois un mois avant le terme normal de l’année scolaire. Cette situation est choquante, alors que de nombreux bâtiments administratifs vastes et divers pourraient être utilisés à cette fin, ou encore, la création de nouveaux centres d’examens géographiquement bien répartis et prévus spécialement à cet effet, permettrait sans nul doute, un temps scolaire plus efficace. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend intervenir sur cette question, et ce qu’il envisage de faire.

(me fait sourire l'ordre "les parents d'élèves, les enseignants et même les élèves")

Réponse du 19 octobre 2006

Les lycées qui sont également centres d'examen du baccalauréat ferment leurs portes quelques jours avant la date de la première épreuve pour organiser l'accueil du million de candidats qui se présentent aux épreuves de terminale et aux épreuves anticipées. Les lycées qui ne sont pas centres d'examen restent donc ouverts et dispensent aux élèves de seconde l'enseignement prévu dans les programmes de cette classe. Des professeurs sont certes mobilisés par les épreuves orales facultatives, mais en petit nombre. Les proviseurs aménagent le plus possible les emplois du temps des classes de seconde durant cette période, afin que les cours se prolongent le plus longtemps possible durant le mois de juin. Les épreuves du baccalauréat se déroulent en effet sur une période de près d'un mois et il n'est pas envisageable de repousser son calendrier, une publication des résultats après le 14 juillet étant exclue. Le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche encourage dès cette année, à titre expérimental, les établissements qui le souhaitent à proposer à leurs élèves de seconde des stages de découverte professionnelle au cours du mois de juin. En ce qui concerne la possibilité d'utiliser d'autres bâtiments administratifs ou encore de créer de nouveaux centres d'examen, elle est à considérer dans le cadre plus général de la gestion mobilière et immobilière des services de l'Etat. Dans le cas particulier du baccalauréat, il convient également de prendre en compte les normes précises auxquels les locaux utilisés doivent répondre et la durée limitée durant laquelle ils seraient mobilisés. Le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche rappelle qu'a été créé en 2006 au sein du ministère un Comité national de pilotage des examens, qui a précisément pour vocation d'étudier toutes les questions relatives à l'amélioration de la gestion des examens.


question et réponse visibles ici: http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ060623641

Publié dans gestion des absences

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