Note de vie scolaire

Publié le par Gabrielle

Dans la séance des questions au gouvernement du mercredi 18 janvier, le député Frédéric Reiss a demandé des précisions à Gilles de Robien à propos de la fameuse "note de vie scolaire".(c'est moi qui souligne)
Le ministre répond: "Le socle commun que tous les jeunes doivent acquérir à l'école de la République comporte des connaissances, mais aussi des compétences, dont celle de se comporter en vrai citoyen dans la société. Cela passe par le respect des autres, du règlement, des valeurs de la République. Si les familles éduquent à la politesse et surveillent l'absentéisme, l'école obligatoire apprend la citoyenneté. J'ai donc décidé qu'à partir de septembre 2006, une note de vie scolaire sera instituée à partir de la 6ème. Elle comptera pour l'obtention du brevet, comme l'a voulu l'Assemblée nationale. Elle récompensera le respect des valeurs, mais aussi des engagements de l'élève, dans l'établissement ou au-dehors, au service des handicapés, des personnes âgées ou des associations. Cette note permettra de sanctionner comme de récompenser. Elle ne résoudra pas les problèmes de violence à l'école, mais contribuera à donner des repères aux jeunes."

En effet, l'article 18 de la loi Fillon stipule: "Après l'article L. 332-5, il est inséré un article L. 332-6 ainsi rédigé :« Art. L. 332-6.- Le diplôme national du brevet sanctionne la formation acquise à l'issue de la scolarité suivie dans les collèges.
« Il atteste la maîtrise des connaissances et des compétences définies à l'article L. 122-1-1, intègre les résultats de l’enseignement de l’éducation physique et sportive et prend en compte, dans des conditions déterminées par décret, les autres enseignements suivis par les élèves selon leurs capacités et leurs intérêts. Il comporte une note de vie scolaire.
« Des mentions sont attribuées aux lauréats qui se distinguent par la qualité de leurs résultats.
« Ces mentions ouvrent droit à des bourses. Celles-ci peuvent être également attribuées à d'autres élèves méritants ayant réussi le brevet, dans des conditions déterminées par décret.
« Ces bourses, qui s'ajoutent aux aides à la scolarité prévues au titre III du livre V, sont soumises à
une condition de ressources. »

Une foule de projets de décrets, dont celui portant sur le brevet, avaient été soumis au Conseil Supérieur de l'Education les 7 et 8 juillet 2005. La quasi-totalité avait été rejetée. Et gardons en mémoire la censure de tout le rapport annexé par le Conseil Constitutionnel, pour défaut de normativité. Pierre Mazeaud, président du CC, avait, dès ses voeux début 2005, critiqué les lois "bavardes", celles qui souhaitent et constatent.

Le CSE n'en a pas voulu, le CC a vigoureusement critiqué cette loi, mais il a suffi de quelques semaines de troubles urbains pour que les derniers pans de l'institution "éducation" soient détruits de manière à ce que, c'est vrai, le service public mérite bien son nom.

Publié dans Loi Fillon

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