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Lundi 26 juin 2006

Au JO du 24 juin est publié le décret du 22 juin 2006 relatif aux modalités d'attribution d'une bourse au mérite, un autre projet de la loi Fillon.
Condition première: "Article 1
La bourse au mérite est une aide exclusivement réservée aux élèves boursiers qui s'engagent, à l'issue de la classe de troisième, dans un cycle d'enseignement conduisant au baccalauréat général, technologique ou professionnel dans un établissement ou une classe habilité à recevoir des boursiers nationaux du second degré."
Cette bourse au mérite est attribuée de plein droit à tous les boursiers ayant obtenu une mention bien ou très bien au diplôme national du brevet.

Elle peut, en outre, être attribuée dans les conditions définies aux articles 2 et 3 à des élèves boursiers qui se sont distingués par leurs efforts dans le travail au cours de la classe de troisième."
Ces derniers se voient attribuer une bourse après décision d'une commission départementale présidée par un IA et composée de: "quatre chefs d'établissement, un gestionnaire, un assistant de service social, un conseiller principal d'éducation, un conseiller d'orientation - psychologue, deux représentants des parents d'élèves, deux représentants des élèves issus du conseil académique de la vie lycéenne, deux enseignants, une personne qualifiée représentant l'enseignement privé et deux représentants des collectivités territoriales."

Les dossiers de ces élèves sont transmis par le chef d'établissement à ladite commission.
Le bénéfice de cette bourse peut être suspendu, par décision de la même commission, si l'élève a des résultats scolaires insuffisants ou manque d'assiduité aux cours.
Le texte complet du décret plus bas.

Un arrêté du même jour définit le montant de cette bourse pour l'année scolaire 2006-2007: http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0600948A. Il est de 800 euros.

commentaire(s)

Par gabrielle - Publié dans : Loi Fillon
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Dimanche 25 juin 2006

Quelques révisions pour l’été : je vous présente un petit mémo sur les classes-relais !
Textes de référence:
Circulaire n° 98-120 du 12 juin 1998 : http://www.education.gouv.fr/bo/1998/25/ensel.htm

Public concerné : « Il est constitué d'élèves de collège, faisant parfois l'objet d'une mesure judiciaire d'assistance éducative, qui sont entrés dans un processus évident de rejet de l'institution scolaire et qui ont même souvent perdu le sens des règles de base qui organisent leur présence et leur activité au collège.»
Le rejet est décrit comme prenant diverses formes : « manquements graves et répétés au règlement intérieur, […] comportement marqué par une forte agressivité vis-à-vis des autres élèves ou des adultes de la communauté scolaire, […] absentéisme chronique non justifié, aboutissant à des exclusions temporaires ou définitives d'établissements successifs » ou à l’inverse : « extrême passivité, une attitude de repli et d'autodépréciation systématique, un refus de tout investissement réel et durable. »

Objectifs : « La finalité essentielle des classes relais consiste à favoriser, par un accueil spécifique temporaire, une réinsertion effective des élèves concernés dans une classe ordinaire de formation, sous statut scolaire ou, le cas échéant, sous contrat de travail (apprentissage, contrat de qualification, etc.). Dans cette perspective, l'organisation d'une classe relais vise un double objectif de resocialisation et de rescolarisation, éléments indissociables pour qu'un jeune puisse reconstruire une image positive de lui-même et élaborer un projet authentique de formation. »
Déroulement de la formation: « La durée de fréquentation d'une classe relais peut varier de quelques semaines à plusieurs mois, sans toutefois excéder une année scolaire. »
« L'emploi du temps des élèves, établi au cas par cas, est évolutif et adapté selon leur situation, leurs capacités et leur progression »
« L'emploi du temps doit se rapprocher progressivement d'un emploi du temps habituel de collégien. »

Encadrement : « Il apparaît à l'expérience souhaitable que l'équipe d'encadrement, quotidiennement en charge des élèves inscrits dans une classe relais, soit fondée sur le volontariat, qu'elle soit mixte, constituée d'enseignants et d'éducateurs, et qu'elle travaille en relation étroite avec les personnels sociaux et de santé des établissements. »
«L'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale donnera son accord à l'affectation dans une classe relais d'un éducateur proposé par la protection judiciaire de la jeunesse, la collectivité territoriale partenaire ou une association agréée. »
« L'équipe visera à faire participer le plus possible les familles des élèves concernés au suivi des parcours individuels et, plus généralement, à la vie des classes relais. »

 Inscription: « L'inspecteur d'académie décide de l'admission d'un élève dans une classe relais sous réserve de l'accord de l'élève et du consentement (ou, dans des cas exceptionnels, de la non-opposition explicite) de la famille ou du représentant légal, y compris dans les cas où l'élève est inscrit dans le collège de rattachement du dispositif. » 
« Le signalement auprès de l'inspecteur d'académie d'un élève pour lequel un accueil dans une classe relais paraît constituer une solution adaptée relève de l'initiative du principal de collège où cet élève est inscrit. » 
« Pour prendre sa décision, l'inspecteur d'académie s'appuie sur une instruction circonstanciée de la situation de l'élève, réalisée par une commission qu'il constitue en liaison avec le groupe départemental de pilotage. L'équipe d'encadrement de la classe relais est tout naturellement associée aux travaux de cette commission, tout comme le chef d'établissement d'origine et le chef d'établissement du collège auquel est administrativement rattaché le dispositif. »
 
Autres textes de référence:
- Circulaire n°99-147 du 4 octobre 1999 complétant la circulaire du 12 juin 1998 : http://www.education.gouv.fr/botexte/bo991007/MENE9902091C.htm
- Note d’orientation du 8 juin 2000 : pilotage et accompagnement des dispositifs relais : http://eduscol.education.fr/D0049/pilotage.pdf
- Circulaire du 4 septembre 2000 relative au soutien aux équipes des classes relais également signée par les directions de l’Action sociale, des Hôpitaux et la direction générale de la santé : http://www.education.gouv.fr/bo/2000/32/ensel.htm
- Circulaire du 16 mai 2003 relative au pilotage et à l'accompagnement des dispositifs relais : http://www.education.gouv.fr/bo/2003/21/MENE0301107C.htm
- Convention cadre du 14 avril 2006 relative aux ateliers relais : http://eduscol.education.fr/D0049/convention-cadre-140406.pdf

1/ Définition et enjeux: http://eduscol.education.fr/D0049/CXJDEF01.htm

2/ Enseigner et apprendre en classe-relais : http://eduscol.education.fr/D0049/Enseigner_Apprendre_en_Classe_Relais.pdf 
 
3/ Table ronde du 19 novembre 2003 au Salon de l'éducation, Paris : Intervention de Dominique Brossier, directrice au bureau des méthodes de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ).
Les classes relais : un partenariat de la direction de l'Enseignement scolaire (DESCO) et de la direction de la Protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) pour remettre les jeunes en difficulté sur un parcours scolaire, de formation ou d'insertion:http://eduscol.education.fr/D0169/saloneduc03.htm#3 
 

4/ Actes des séminaires interacadémiques 2001-2002, regroupement des acteurs des classes relais
Comprendre les parcours de " ruptures scolaires " et de " déscolarisation " des collégiens de milieux populaires, Daniel Thin
Peut-on encore être pédagogue avec ces jeunes qui redoutent d’apprendre ? Serge Boimare
Les dispositifs relais : 10 ans déjà, Elisabeth Martin, professeur de biologie
http://eduscol.education.fr/D0033/clasrelais_acte.htm?rub=49 
 
5/ Études et enquêtes
Le suivi et le devenir des élèves accueillis en dispositifs-relais - Année scolaire 2003-2004 (Note d'évaluation direction de l'Evaluation et de la Prospective - 05.13 Novembre 2005)

 Les dispositifs-relais 1999-2003 (Note d'évaluation direction de l'Evaluation et de la Prospective - 04.11 Novembre 2004)

Le suivi et le devenir des élèves accueillis en classes-relais - Année 2002-2003
(Note d'évaluation direction de l'Evaluation et de la Prospective - 04.08 Août 2004)

Bilan des ateliers relais 2002-2003 (direction de l'Enseignement scolaire/direction de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative - Décembre 2003)

Le suivi et le devenir des élèves accueillis en classes-relais. Année scolaire 2001-2002 (Note d'évaluation direction de l'Evaluation et de la Prospective - 03.02 Novembre 2003)

Le suivi et le devenir des élèves accueillis en classes relais - Année scolaire 1999-2000 (Note d'information direction de la Programmation et du Développement - 03.07 Février 2003)

Les classes relais Année scolaire 1998-1999 (Note d'information direction de la Programmation et du Développement - 00.28 Septembre 2000)

Les élèves scolarisés dans un dispositif relais en 1998-1999 : que sont-ils devenus un an après ? (Enquête du centre Alain Savary de l'Institut nationale de recherche pédagogique - Septembre 2000)

Fiche relative aux classes relais - Année scolaire 1998-1999 (Enquête Institut nationale de recherche pédagogique/irection de la Programmation et du Développement)

Tous ces document sont téléchargeables sur le site Eduscol :
http://eduscol.education.fr/D0049/CXJREN01.htm#etudes

Par gabrielle - Publié dans : suivi des élèves
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Jeudi 22 juin 2006

Que pensent les parents d’élèves de la note de vie scolaire ?
La FCPE répond en rejetant ce qui lui apparaît comme confusion des genres et hypocrisie d’un système lui-même parfois peu exemplaire en matière de citoyenneté :
« Ce système de notation fait dévier l'évaluation formative des apprentissages. On confond là éducation et sanction, respect des règles et engagement citoyen. Il est aberrant de comptabiliser dans la note finale les difficultés que l’élève a rencontrées pour obtenir un résultat. Lors de l’examen final, seul devrait compter ce qui a été produit ce jour-là en dehors de toute autre considération. Y ajouter ou retrancher des points prenant en compte les bonnes pratiques relève de la ségrégation.
Enfin, il est totalement contradictoire d'imposer un tel dispositif dans un système qui ne garantit pas l'exemple en la matière : si l’on veut évaluer les comportements citoyens et l’engagement des élèves, encore faut-il que ceux-ci puissent se développer dans les établissements. À quoi cela sert-il d’évaluer la citoyenneté si les collèges ne sont pas eux-mêmes des lieux de vie citoyens et d’apprentissage de la démocratie ? »

A lire : http://www.fcpe06.org/ens_sec_col_noteVS.htm


Par gabrielle - Publié dans : Loi Fillon
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Vendredi 9 juin 2006

La loi Fillon l'avait voulu, Gilles de Robien s'est chargé de la préparation d'un projet de décret relatif au rôle des parents au sein de l'EPLE: un rapport de l'IGEN, non encore remis officiellement au ministre, recommande la création d'un véritable statut du parent d'élève pour dépasser "la présence formelle aux instances participatives de l'établissement ".
Entre autres recommandations, la création de lieux de parole.
Le décret serait accompagné d'un autre document, voulu par le ministre: une charte des droits et devoirs des parents, distribuée en début d'année scolaire.L'AFP parle plutôt de "note de synthèse" regroupant "tout ce que l'école attend des parents et tout ce qu'ils peuvent attendre de l'école"
avec en bonus l'explication du contrat de reponsabilité parentale, né de la loi sur l'égalité des chances.

Gilles de Robien remettra en personne le texte du projet de décret aux présidents de la FCPE et de la Peep la semaine prochaine. L'UNAPEL en sera également destinataire, mais par courrier.

Le projet de décret devrait être présenté au CSE le 22 juin prochain (quoique l'AFP évoque aussi le 10 juillet) pour une publication durant l'été.

Par gabrielle - Publié dans : Loi Fillon
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Vendredi 9 juin 2006

C'était à prévoir: le Conseil Supérieur de l'Education a rejeté le projet de décret relatif au "socle commun de commpétences et de connaissances", lors de sa réunion d'hier, 8 juin.
Il ne s'agit que d'un "avis", purement consultatif mais le projet de décret a divisé les membres:
18 voix contre: FSU et syndicats FSU, CGT, CGC, Sud...
13 voix pour: Medef, Peep, Unapel, Unaf, CSEN
16 abstentions: CFDT, FCPE, Unsa-Education et syndicats Unsa, Ligue de l'enseignement...
et 7 refus de vote: Sgen-CFDT, Unef...

Pourtant, quelques amendements avaient pu frayer leur chemin dans le texte final: voulu par les enseignants d'EPS, la "maîtrise du corps". ou la création d'un "livret de compétences" de la maternelle à la 3ème.

Présent tout le long de la réunion, Gilles de Robien a tenté de faire passer son message: selon lui, le socle commun n'est pas un "minimum éducatif"

Par gabrielle - Publié dans : Loi Fillon
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